• Femme ou homme d'exception....

    L'Ultra-liberalisme

     

    Quel est le pourcentage de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté monétaire en France? 7,5%.

    Aux Etats-Unis? 19,1%.

    Voici quelques chiffres extraits du rapport mondial sur le développement humain (1998), publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

    Sur les dix-sept pays industrialisés considérés dans cette statistique, Les Etats-Unis viennent en Tête, et de loin, pour le nombre d'individus vivant au-dessous du seuil de pauvreté.

    Les Etats-Unis médaille d'or de la pauvreté! Qu'on ne nous chante plus à tout propos la prospérité, l'allégresse générale régnant chez ces chantres de l'ultraliberalisme. A moins que l'on ne compte pour rien, pour rayer du nombre des humains, les plus défavorisés d'entre eux.

    Pour en revenir au rapport du PNUD, qu'en est-il de la "pauvreté humaine" qui inclut la pauvreté monétaire, dont il est question plus haut, mais qui tient compte aussi d'autres variables comme, par exemple, le taux d' illetrisme, le chômage de longue durée, les chances de survie? Et bien, là aussi, les Etats Unis sont médaille d'or avec 16,5%.

    Ainsi la première puissance économique mondiale est aussi, parmi les pays industrialisés, la première en ce qui concerne les taux de pauvreté de sa population. Voilà qui donne à réfléchir sur le sens, la qualité, la nature de cette économie mondiale. En particulier celle, purement ultraliberale, des Etats Unis.

    Dans ce pays si riche, qui abrite des fortunes de plus en plus insensées, le rôle de la sécurité sociale est très réduit malgré les efforts de plusieurs présidents, dont Bill Clinton: tous ont échoué, vaincus par les lobbies. La maladie, aux Etats Unis, peut très souvent exclure d'emblée et irrémédiablement. La guérison est aléatoire, fonction du budget individuel. Il est courant pour un hôpital de refuser un patient, même amené d'urgence, même s'il est un blessé de la route, si sa solvabilité n'est pas attestée. Ce qui signifie sinon un homicide volontaire, au moins un délit de non-assistance à personne en danger.

    Le nombre de prisonniers de droit commun - deux millions! - n'apparaît évidement pas dans les statistiques du chômage. La plupart, presque tous, appartiennent à des minorités pauvres; libre, ils auraient fait partie des sans emplois, inscrit ou non; or, l'évidence, une fois incarcérés, ils n'apparaissent plus sur les listes de demandeurs d'emploi.

    Mais, surtout, un nombre colossal d'homme et de femmes vivent dans la misère, le plus souvent trop découragé, épuisé, trop exclus pour s'inscrire au chômage, d'autant plus qu'il est à peine indemnisée et pour un laps de temps très bref.

    A-t-on réfléchi au gâchis humain que cela représente? A l'inconscience, à la régression qu'une telle situation constitue? A la façon dont les droits de l'homme se trouvent ainsi bafoués?

    Lorcequ'il est question de la misère aux Etats-Unis, les dénégations vigoureuses et vagues signifient surtout qu'elle est estimée comme un détail sans importance. On voit à quel point joue l'intoxication, et qu'il est capital de n'accepter aucun des clichés de la propagande.

     

    Extraits du livre "UNE ETRANGE DICTATURE" de Viviane Forre

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